L'impact écologique

Thème on ne peut plus à la mode, chacun mesure avec plus ou moins de clairvoyance son impact écologique.


Notre vie près de la nature et de la mer nous pousse à y prendre garde. Honnêtement, nous prenons l'avion parfois et ne plantons pas d'arbres en compensation.


Toutefois, la première des philosophies que nous appliquons, c'est d'abord tenter de consommer moins plutôt que de chercher à produire plus.


Reste les compromis entre le confort et l’éthique.

Côté électricité:

Pas de groupe électrogène à bord. Toute notre énergie électrique nous vient aujourd'hui du soleil et nous prévoyons de mettre une éolienne en place pour compléter cette source. Mais surtout, plutôt que de faire une course à la production, nous faisons une chasse à la consommation. Tous nos éclairages sont à L.E.D. Nous attendons avec hâte de fortes évolutions dans le stockage de l'électricité. Nous en avons souvent trop le jour et pas assez la nuit.

Côté propulsion:

De de côté là, nous avons d'énormes progrès à faire. Malgré la générosité de Steve qui nous a permis de repartir de Seattle avec un moteur comme neuf,  nous brûlons parfois quelque litres de diesel.

Nous avons en souhait l'installation d'une motorisation hybride sur la base de matériel industriel existant. Heureusement nous avons des voiles et sans urgence, nous apprenons à attendre le vent. Mais les manœuvres à la voile dans les ports ne sont pas toujours bien vues, aussi nous fumons...

Les rejets:

Malheureusement nous ne pouvons avoir une station d'épuration à bord, aussi produits biodégradables, cuve à eaux noires sont les minima que chaque plaisancier peut s'efforcer d'assumer. En traversée, nous lavons et conservons nos emballages et nos boites. Seuls les déchets organiques s'en vont rejoindre les poissons.

L'eau à bord:

En eaux saines, la plupart de notre consommation ménagère est d'eau salée. Le shampoing et le savon liquide sont relativement efficaces avec l'eau de mer et l'eau douce n'est nécessaire que pour un dessalage (5 litres pour quatre personnes suffisent). Notre douche à bord est un petit pulvérisateur de jardin qui chauffe au soleil le jour ou reçoit une casserole d'eau bouillante avant la toilette. Pour la consommation alimentaire, pâtes et riz cuisent avec 1/3 d'eau de mer et 2/3 d'eau douce, le pain adore l'eau de mer. Un petit dessalinisateur de 12 l par heure actionné par l'énergie du soleil (8A) nous suffit pour la consommation quotidienne. Deux réservoirs d'eau assurent une sécurité en eau douce. 

L'antifouling:

Aspect sombre de la présence de bateaux au mouillage, leurs peintures sous la flottaisons sont chargées de divers produits toxiques qu'elles relâchent petit à petit pour éviter (pas toujours avec grand succès) d'être colonisées par des organismes marins. C'est l'antifouling! Nous avons banni ce mot de notre équipement et utilisons un procédé anti-adhérent à base de silicone. C'est la technique speed finish de SeaJet. Nous l'avons expérimenté avec succès pendant les 4 premières années de navigation. Puis en 2010, elle nous a été offerte par Bruno Marmouset de Wind-Flag. Cette dernière application a été efficace 3 années. Une nouvelle application s'impose. Un partenariat a été mis en place avec Seajet.